L'arbre va fleurir
et porter beaucoup
de fruits

 

Vue du Puy

 

Vue de Lyon

 

La Basilique de Fourvière

 

Lyon, la nuit

 

La Croix Rousse où s'établit Mère St Jean

 

L'arbre grandit et grandit

 

Une absolue confiance
en Dieu

 

1836 : En route
vers le nouveau monde

 

Une foi indéfectible en
la Providence

 

Loué sois-tu, Seigneur

 

Tournées vers l'avenir
dans la liberté intérieure


Enracinées dans le présent



MERE   SAINT JEAN   FONTBONNE

 

Simple et grande

Une femme de coeur

Une femme de foi

Une femme de courage


Le 13 mars 1759 naît Jeanne Fontbonne
à Bas-en-Basset (Haute-Loire)

Elle est l'élève des Soeurs de Saint-Joseph
à Bas-en-Basset et au Puy.
Entrée à la communauté de Monistrol,
elle reçoit avec l'habit, le nom de Soeur Saint-Jean.
En 1785, à 26 ans,
elle est élue Supérieure de la communauté :
sa cordialité et sa simplicité
touchent le coeur de ses Soeurs,
et de tous ceux avec lesquels elle collabore ;
c'était une femme auprès de laquelle il faisait bon vivre.

La Communauté subit le contrecoup de la Révolution française
et doit se disperser. Découverte chez ses parents,
Mère Saint Jean est emprisonnée à Montfranc
(aujourd'hui Saint-Didier-en-Velay) ;
elle y rejoint d'autres Soeurs. Ensemble,
elles transforment la prison en maison de prière.
Les mois passent !...Les exécutions capitales ont lieu
sur la place du Martouret au Puy.


Un jour de juillet 1794, le geôlier dit à Mère Saint Jean :
" A demain, ton tour ! " - " Deo Gratias " répondit-elle !
Mais, le lendemain, c'était la chute de Robespierre...
et la liberté ! Toute sa vie, Mère Saint Jean regretta
" de ne pas avoir eu la grâce du martyre ".

Pendant les 13 années suivantes, elle demeure dans sa famille,
attendant paisiblement l'heure de Dieu,
menant une vie de prière et de service
auprès des pauvres, des enfants et des malades,

Le Cardinal de Lyon, Monseigneur Fesch,
cherche à faire rétablir la Congrégation
des Soeurs de Saint-Joseph
et il fait appeler Mère Saint Jean Fontbonne.

Femme de foi profonde et d'audace, pleine d'humilité,
elle est appelée à Saint-Étienne (Loire), pour prendre la direction
d'un groupe de femmes, aspirant à la vie religieuse,
appelées les " Filles Noires " (à cause de leur habit).


Comme Abraham, espérant contre toute espérance,
elle a cru, elle obéit et elle est devenue
la Mère d'un grand peuple. "

La prise d'habit du 14 juillet 1808 marqua le début
de la Congrégation Saint-Joseph de Lyon.
Dès 1809, Mère Saint Jean envoit
un groupe de Soeurs à Lyon ;
en 1816, elle quitte Saint-Etienne,
pour s'installer dans une ancienne dépendance de la Chartreuse du Lys Saint-Esprit,
à la Croix-Rousse.
Elle ouvre le Noviciat, organise la Congrégation au fur et à mesure des fondations,
créant de nombreuses communautés à Lyon, et dans les départements voisins...
Ecoles, " providences ", hospices, ouvroirs...
les besoins apostoliques vont croissant,
les Soeurs ne sont jamais assez nombreuses.
Pour Mère Saint Jean, l'essentiel
esit de transmettre aux Soeurs " l'esprit donné
par le Père Médaille aux premières filles du Petit Dessein ".
Face à l'immensité de la tâche,
elle remet paisiblement ses projets
à " Celui qui a toutes choses immenses " ;
elle demeurait dans la paix intérieure et extérieure.

Le Père Médaille nous incite à avoir " une âme grande
auprès de laquelle tout ce qui n'est pas Dieu ne soit rien...
et qui embrasse doucement et ardemment
les entreprises du grand zèle
quand le Saint Esprit l'y poussera " (Max. 91)

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"L'absolue confiance en Dieu
a été toute ma ressource dans les peines,
les misères et les tribulations de ma longue vie.
Dieu peut tout.
Sans Lui, nous ne pouvons rien.
Il faut nous jeter comme des enfants dans ses bras."
   
                                                                Mère St Jean Fontbonne


"Je voudrais mourir quand Jésus sera dans mon coeur
pour ne plus jamais le quitter." "Aimons-nous bien
les unes les autres. C'est si doux de s'aimer...
Et puis, c'est la loi du Seigneur."
Mère St Jean Fontbonne

Animée d'un véritable esprit missionnaire,
elle a le courage de voir tant de branches ",
fondées par elle, se séparer de l'arbre lyonnais
pour devenir des Congrégations autonomes,
en France, en Savoie et aux U.S.A.

Le 4 janvier 1836, sept Soeurs embarquent pour l'Amérique.
La Comtesse de la Rochejacquelin à l'initiative de cette fondation
écrit à Monseigneur Rosati :
" J'ai confiance qu'elles emportent en Amérique
le véritable et admirable esprit
de leur ordre, et que le grain de sénevé qui va reposer
à Saint Louis, deviendra un grand arbre. "

"Fortement impressionnée du choix
que Dieu avait fait d'elle.
Mère St Jean resta toute sa vie pénétrée
d'une foi absolue en la Providence

à laquelle elle s'abandonna complétement.
Craignant de la gêner ou de la prévenir
par ses propres initiatives, elle se laissait conduire,
le coeur ouvert et l'esprit attentif,
prête à voler au moindre signe"

                                                                    
  (Simple et grande p. 515)


En 1839, elle remet sa charge à Mère du Sacré-Coeur Pézenas du Montcel,
puis finit ses jours à la Maison-Mère, rue des Chartreux,
où " son calme et sa douceur ordinaires l'ont accompagnée
jusqu'à sa mort ", le 22 novembre 1843.


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La Congrégation de Lyon comptait alors 240 maisons et plus de 3000 Soeurs.

 

"Loué sois-tu, Seigneur,
pour l'ouverture d'esprit de Mère Saint Jean,
ni accrochée au passé, ni figée dans le présent !
Loué sois-tu,
pour sa réponse audacieuse à chaque appel
et pour l'engagement généreux de nos devancières !
Mère Saint Jean nous a montré un chemin d'Espérance qui a été sûr pour elle ;
il le sera aussi pour nous.


       
    
  Elle nous invite à vivre :

            * ancrées dans la certitude qu'il est fidèle Celui qui nous a choisies.
            En nous, comme personne et comme Congrégation,
            si nous le voulons, Il fera tout concourir pour le bien
            - y compris les morts que nous aurons à vivre -

        
   * enracinées dans le présent, confiantes en la fécondité de nos vies
           données avec patience et assiduité nous irons le plus loin possible
           dans notre compagnonnage avec les plus démunis.

        
   * tournées vers l'avenir, dans la disponibilité que donne la liberté intérieure.
           Nous oserons nous laisser surprendre, nous risquerons des pas nouveaux,
           nous nous engagerons sur les chemins à inventer."

Pont vers grands espaces

Pont vers les grands espaces

 

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